L’Ouganda est en passe de devenir le nouveau laboratoire africain de la blockchain institutionnelle. Global Settlement Holdings (GSH), la société d’investissement derrière l’infrastructure américaine Global Settlement Network (GSX), s’apprête à acquérir une participation majoritaire dans AKIBA International, un cabinet ougandais de conseil en marchés de capitaux. L’objectif ? Transformer le pays en un véritable hub pour la finance tokénisée.
Cette acquisition va fournir à GSH les licences locales nécessaires pour opérer une bourse réglementée d’actifs tokénisés. Concrètement, des projets d’infrastructures, des exploitations minières ou des contrats d’exportation pourront être convertis en actifs numériques et vendus à des investisseurs locaux et mondiaux. Les deux entreprises prévoient de lever jusqu’à 1,5 milliard de dollars (environ 900 milliards de FCFA) pour financer ces actifs. Opérant pour l’instant sous le bac à sable réglementaire (sandbox) de la Banque d’Ouganda, ce projet audacieux vise à formaliser l’économie locale et à abaisser drastiquement le coût de financement des grands projets africains.














