Née d’un simple hackathon, la start-up nigériane NectarFi vient de boucler un tour de table de pré-amorçage de 170 000 dollars (environ 102 millions de FCFA) et annonce son lancement public officiel. Son ambition ? Mettre fin à la fragmentation et à la complexité des plateformes cryptos actuelles en proposant une application financière « tout-en-un » qui fonctionne de manière fluide.
La plateforme offre aux utilisateurs une boîte à outils complète réunie sous une même interface : un portefeuille non dépositaire (self-custodial) pour garder le contrôle total de ses actifs numériques, la possibilité de dépenser ses fonds via des cartes Visa, le trading de cryptomonnaies sans les fameuses contraintes de « frais de gaz », ainsi que l’investissement dans des actions boursières tokénisées. Mais la véritable force de NectarFi réside dans son interopérabilité transparente avec les systèmes de paiement traditionnels. Les utilisateurs peuvent ainsi effectuer des virements bancaires locaux au Nigeria, utiliser le système PIX en Amérique latine, APACA en Asie du Sud-Est ou encore le réseau Swift à l’international, tout en s’appuyant sur l’infrastructure blockchain en arrière-plan.
Avant son déploiement public, l’application a fait ses preuves durant plusieurs mois en version privée auprès de plus de 1 000 utilisateurs à travers l’Afrique (Nigeria, Afrique du Sud, Kenya, Ghana) et le reste du monde. En moins d’un an d’existence, la jeune pousse a déjà traité plus de 7 millions de dollars de transactions, soit environ 4,2 milliards de FCFA.
Pour le PDG Felix Daniel, l’innovation va au-delà des simples paiements. NectarFi souhaite que l’historique financier construit sur la blockchain (on-chain) serve de base pour évaluer la solvabilité des utilisateurs et leur donner accès au crédit. Une approche novatrice qui permet enfin de valoriser l’activité économique réelle des utilisateurs de cryptomonnaies, là où les systèmes bancaires traditionnels les laissent souvent sur la touche.














