Le gouvernement kényan a ouvert une enquête après le piratage du site officiel de la présidence. La page d’accueil a été remplacée par des messages visant le président William Ruto et accompagnés, selon plusieurs médias locaux, d’une demande de rançon en cryptomonnaie. Les autorités ont temporairement rendu le site inaccessible afin de contenir l’incident, d’effectuer des analyses techniques et de restaurer le service.
Le ministère de l’Information, des Communications et de l’Économie numérique indique que l’incident a été détecté par l’ICT Authority, l’agence publique chargée notamment des systèmes numériques gouvernementaux. Les protocoles nationaux de réponse aux cyberincidents ont alors été activés. Une investigation forensique est menée avec d’autres agences publiques et des partenaires techniques afin d’identifier la méthode employée par les attaquants et l’étendue exacte de la compromission.
Le gouvernement affirme ne disposer, pour l’heure, d’aucune preuve d’accès à des données sensibles, de vol d’informations ou de compromission d’autres services publics. L’incident reste néanmoins embarrassant pour un pays qui veut faire de ses plateformes numériques un pilier de l’administration. Il rappelle surtout que la multiplication des services publics en ligne doit être accompagnée d’investissements équivalents dans la protection, la surveillance et la continuité des infrastructures gouvernementales.














