La fintech uruguayenne dLocal a obtenu une licence d’établissement de paiement de la Financial Conduct Authority (FCA) britannique, lui permettant de s’adresser directement aux commerçants britanniques pour la première fois. Cette étape clé marque une avancée stratégique pour l’entreprise spécialisée dans les paiements transfrontaliers, visant à relier les entreprises des économies développées à celles des marchés émergents.
Fondée en 2016, dLocal se concentre sur les marchés en développement en Amérique latine, en Afrique et en Asie. La société offre aux commerçants une plateforme permettant d’accepter les paiements en devises locales tout en recevant des règlements en devises mondiales majeures. Ce modèle simplifie les flux de paiements internationaux et répond aux défis réglementaires et infrastructurels propres aux économies émergentes comme le Brésil, le Mexique et l’Uruguay.
Pedro Arnt, PDG de dLocal, souligne que cette licence au Royaume-Uni est une opportunité unique :
« Le Royaume-Uni est un hub stratégique pour les entreprises mondiales cherchant à s’étendre sur les marchés émergents, notamment en Afrique et en Amérique latine. »
Avec une présence à Londres et des cadres dirigeants comme le COO Carlos Menendez basés sur place, dLocal vise à capter l’intérêt des entreprises britanniques. L’entrée sur ce marché permet à la fintech de rivaliser avec des géants tels que PayPal, Stripe, et Adyen tout en consolidant sa position sur les paiements transfrontaliers.
La société, cotée au Nasdaq depuis 2021 avec une valorisation initiale de 9 milliards de dollars, dispose actuellement d’une capitalisation boursière de 3,4 milliards de dollars. Ses récentes performances, avec une hausse de 40 % du cours de ses actions sur six mois, témoignent de la confiance des investisseurs dans sa capacité à innover et à répondre aux besoins des marchés.
L’obtention de cette licence ouvre de nouvelles perspectives pour dLocal, permettant une croissance dans les marchés développés tout en maintenant son engagement envers les économies en développement. Cette double stratégie renforce son rôle d’intermédiaire essentiel entre des économies mondiales interconnectées.














