Le 17 décembre 2025, Douala deviendra le centre de gravité de la cybersécurité financière en Afrique centrale. À l’initiative conjointe de l’Association des régulateurs des télécommunications de l’Afrique centrale (ARTAC) et de l’Union internationale des télécommunications (UIT), la capitale économique du Cameroun accueillera la première Clinique régionale de sécurité dédiée aux services financiers numériques. Cette rencontre intervient dans un contexte de croissance rapide du mobile money et des paiements numériques dans la sous-région, un développement qui, s’il favorise l’inclusion financière, expose également les plateformes à des risques croissants de fraudes, d’attaques ciblées et de vulnérabilités systémiques.
Les organisateurs souhaitent réunir autour de la table les régulateurs télécoms, les opérateurs de réseaux, les institutions financières, ainsi que les autorités monétaires des pays membres de l’ARTAC. L’objectif est clair : renforcer la résilience de l’écosystème numérique tout en cultivant une culture de confiance autour des services financiers digitaux. Pour y parvenir, l’approche retenue est aussi bien pratique que collaborative. Les participants seront amenés à échanger, à analyser des cas concrets et à explorer des recommandations techniques fondées sur les normes internationales de l’UIT, notamment les références X.1277.2 et X.1456, réputées pour leur rigueur et leur orientation vers la résilience opérationnelle.
La clinique de Douala ne se limite pas à une session théorique. Elle s’inscrit dans une volonté plus large de structuration régionale. En misant sur une meilleure coordination interinstitutionnelle entre régulateurs des télécommunications et autorités financières, elle ambitionne de favoriser l’émergence de cadres nationaux harmonisés et d’initiatives partagées de cybersécurité. La formation des acteurs, la sensibilisation du public et l’élaboration de programmes d’éducation numérique figurent également au cœur des priorités.
Ce rendez-vous est d’autant plus stratégique qu’il pourrait jeter les bases d’une nouvelle gouvernance numérique régionale, adaptée aux réalités africaines, tout en s’appuyant sur des standards mondiaux. En renforçant les capacités techniques et réglementaires des pays d’Afrique centrale, l’ARTAC et l’UIT entendent poser les fondations d’un environnement numérique fiable, inclusif et durable pour les millions d’utilisateurs de services financiers digitaux.














