L’Égypte franchit un nouveau cap dans sa stratégie climatique avec l’annonce d’un financement de 50 millions de dollars accordé par le Green Climate Fund (GCF). Cette enveloppe vise à soutenir les startups et entreprises spécialisées dans la « climat-tech », c’est-à-dire les technologies innovantes conçues pour faire face aux défis environnementaux. Le financement s’inscrit dans le cadre du troisième fonds d’investissement Novastar, une initiative panafricaine dotée de 200 millions de dollars et déployée dans cinq pays du continent, dont l’Égypte.
Manal Awad, ministre égyptienne de l’Environnement par intérim, a indiqué que cette initiative ciblera en priorité le secteur agricole, un domaine particulièrement vulnérable au changement climatique. L’objectif est triple : renforcer la résilience des systèmes agricoles, intégrer des technologies propres pour réduire les émissions liées à la croissance économique et encourager des innovations pour une meilleure gestion des ressources naturelles. En clair, l’accent est mis autant sur l’adaptation que sur l’atténuation des effets climatiques.
Ce programme arrive à un moment critique. L’Égypte, déjà frappée par la hausse des températures, les pénuries d’eau et les risques de submersion côtière, est considérée comme l’un des pays les plus exposés aux impacts du changement climatique. Dans ce contexte, l’accès au capital pour les entreprises capables de fournir des solutions concrètes est essentiel. Il ne s’agit pas simplement de verdir l’économie, mais de garantir une croissance durable, inclusive et tournée vers l’avenir.
Le gouvernement égyptien affirme que le financement aura un double impact : climatique d’une part, économique de l’autre. En attirant des capitaux privés et en stimulant l’innovation, le Novastar Fund veut créer un écosystème capable de générer des solutions locales tout en offrant un rendement aux investisseurs. Cela suppose un accompagnement adapté, des conditions d’investissement transparentes et une articulation étroite avec les politiques publiques de transition écologique.
Cette initiative s’inscrit également dans une dynamique plus large. Le GCF a récemment annoncé un record de financements en 2025, atteignant 3,26 milliards de dollars dans les pays en développement. Cela confirme l’importance croissante accordée à la technologie dans les stratégies climatiques mondiales, notamment sur le continent africain, où les besoins sont considérables.
Pour l’Égypte, cette annonce est plus qu’un simple apport financier. Elle symbolise un engagement stratégique pour transformer un secteur encore émergent en moteur de développement économique et de résilience environnementale. Reste désormais à concrétiser les promesses par des résultats sur le terrain.














