L’agence S&P Global Ratings vient d’envoyer un signal positif aux marchés internationaux : l’Égypte, engagée dans une ambitieuse série de réformes économiques, voit sa note souveraine à long terme passer de B‑ à B. Ce relèvement reflète une nette amélioration des performances économiques du pays, avec une perspective maintenue stable.
Ce changement intervient dix-huit mois après l’adoption d’un programme de réformes piloté en partenariat avec le Fonds monétaire international. Parmi les mesures phares, la libéralisation du taux de change en mars 2024 a permis de rétablir une certaine discipline monétaire, tout en rassurant les investisseurs. Cette flexibilité accrue de la livre égyptienne a contribué à améliorer les comptes extérieurs, soutenir la compétitivité des exportations et attirer davantage de devises étrangères.
Sur le plan de la croissance, l’économie égyptienne a enregistré un rebond remarquable. Le produit intérieur brut réel a progressé de 4,4 % en 2025, contre seulement 2,4 % l’année précédente. Ce redressement est alimenté par une reprise soutenue du tourisme, une hausse des transferts de fonds depuis l’étranger, et un regain d’activité dans des secteurs comme la construction, le commerce de détail et l’agriculture.
Au niveau budgétaire, le gouvernement parvient à maintenir un excédent primaire estimé à 3,5 % du PIB, malgré des coûts de service de la dette toujours élevés. Le programme de réformes a également inclus un élargissement de l’assiette fiscale, une réduction progressive des subventions, et la privatisation d’entreprises publiques — autant de leviers pour renforcer la soutenabilité des finances publiques.
Pour les années à venir, S&P table sur une croissance moyenne de 4,8 % entre 2026 et 2028. Cette dynamique pourrait s’accélérer si l’Égypte réussit à réduire son endettement, à attirer davantage d’investissements directs étrangers et à diversifier son économie au-delà des secteurs traditionnels.














