La startup nigériane Hizo a annoncé, le 17 juin 2025, la clôture réussie d’un tour de table de 100 000 $ réalisé auprès d’investisseurs de proximité, dans ce que l’on appelle un tour « Friends and Family ». Menée par un business angel local, cette levée vise à poser les bases d’un développement stratégique pour transformer la manière dont les Africains s’envoient de l’argent à travers le continent.
Fondée avec pour ambition de répondre à un besoin longtemps négligé, Hizo propose une plateforme conçue par et pour les Africains. Le cœur de son projet repose sur un constat simple mais structurant : les transferts d’argent entre pays africains restent, encore aujourd’hui, largement dépendants de devises étrangères comme le dollar américain. Cette dépendance constitue un frein important au commerce intra-africain. En réponse, Hizo développe une solution permettant aux utilisateurs de transférer, recevoir et dépenser leurs devises locales — comme le naira — dans plus de 14 pays du continent, sans passer par des conversions en devises étrangères.
Actuellement en phase pilote au Nigeria, Hizo compte s’appuyer sur ce financement initial pour améliorer son infrastructure technologique, lancer de nouvelles fonctionnalités adaptées aux utilisateurs et étendre sa présence sur le continent. La startup prévoit également de renforcer son équipe et de mener des campagnes de communication ciblées pour mieux sensibiliser les communautés locales à l’intérêt d’une telle solution.
Le PDG de Hizo, Victor Chiedu, insiste sur la portée communautaire du projet. Pour lui, cette levée de fonds ne se limite pas à un apport de capitaux, mais s’inscrit dans une démarche de croissance partagée, avec des investisseurs convaincus par la mission sociale et économique de l’entreprise.
À terme, Hizo souhaite intégrer davantage de devises africaines, établir des partenariats avec des agrégateurs de transferts et des opérateurs de mobile money, et faire évoluer son offre vers une véritable indépendance financière intra-africaine. Son ambition est claire : permettre à un entrepreneur de Nairobi de régler un partenaire à Lagos, sans contrainte de devise ni barrière technologique. Une promesse qui pourrait bien redessiner la carte de la finance en Afrique.














