Lors du sommet Moonshot by TechCabal 2025 tenu à Lagos, Akeem Lawal, directeur général d’Interswitch Purepay, a livré un message clair et stratégique : l’innovation seule ne suffira pas à assurer l’avenir numérique de l’Afrique. Ce dont le continent a urgemment besoin, c’est d’infrastructures solides, de collaborations durables et de systèmes technologiques fiables pour convertir les idées en véritable impact à grande échelle.
S’exprimant devant un public composé d’entrepreneurs, d’investisseurs et de responsables politiques, Lawal a rappelé que chaque transaction numérique, chaque transfert d’argent, chaque paiement sans contact repose sur un système invisible mais essentiel : l’infrastructure. Sans cette base, même les idées les plus brillantes peinent à se matérialiser de façon durable. Il a également insisté sur l’importance de la confiance, affirmant que c’est elle qui fait tourner les rouages du progrès numérique.
Pour Interswitch, bâtir cette confiance ne se résume pas à fournir des services de paiement. Cela implique une modernisation constante des systèmes, l’intégration de l’intelligence artificielle et la capacité à faire face à une demande croissante, notamment dans le domaine des technologies financières. À ses yeux, la véritable transformation passe par une combinaison entre technologie robuste, vision stratégique et alliances à long terme.
Ce point de vue intervient dans un contexte où l’écosystème numérique africain se structure rapidement. De nombreux acteurs, tout en saluant l’explosion des start-ups, commencent à reconnaître que la montée en échelle ne peut se faire sans base technique fiable. D’où l’appel d’Interswitch à investir massivement dans les infrastructures numériques, et à multiplier les partenariats public-privé pour ancrer les solutions dans des contextes locaux adaptés.
La participation d’Interswitch au sommet Moonshot illustre une évolution importante dans le discours des grands acteurs africains de la tech. L’enjeu n’est plus seulement d’innover, mais de bâtir pour durer. Et dans cette logique, l’infrastructure n’est pas une simple condition technique : elle devient la clef stratégique de la prochaine révolution numérique du continent.














