Le fonds d’investissement Khuwaylid Capital vient d’annoncer ses toutes premières opérations au Sénégal, structurées sans le moindre recours à l’intérêt. Pour y parvenir, le fonds déploie des contrats éthiques basés sur le partage des risques, comme la Moucharaka (investissement en capital) et la Mourabaha (financement d’actifs).
Pour cette grande première, la fondatrice et Directrice Générale Diago Dieye a choisi de miser sur le capital humain, en parfaite adéquation avec la stratégie nationale « Vision Sénégal 2050 ». Les financements sont injectés dans deux structures : l’établissement d’enseignement supérieur Performics Africa, basé à Thiès, et le Centre de Rayonnement Islamique, qui va ouvrir un centre de formation aux métiers du BTP (maçonnerie, plomberie, électricité) à Pikine.
Si aucun montant n’a été communiqué dans ce document, l’ambition d’impact, elle, est massive. D’ici 2034, ces deux projets ont pour objectif de former et d’insérer professionnellement 11 000 jeunes (9 200 via Performics Africa et 1 800 via le centre de Pikine). Cette opération démontre que cette nouvelle classe d’actifs peut agir comme un véritable pont financier, offrant un « capital patient » aux PME tout en alliant fort impact social et rendements éthiques.














