L’Algérie intensifie son soutien à l’innovation numérique en 2025 en introduisant des mesures fiscales incitatives destinées aux start-up, aux incubateurs et aux entreprises investissant dans la recherche et le développement (R&D).
La loi de finances 2025 prévoit plusieurs exonérations fiscales pour encourager la création et le développement des start-up et des incubateurs :
- Exonération des droits de mutation : Les start-up et les incubateurs bénéficient d’une exonération des droits de mutation lors de l’acquisition de biens immobiliers destinés à des activités industrielles, facilitant ainsi leur implantation et leur expansion. Jeune Indépendant
- Exonération des droits d’enregistrement : Les actes de constitution de sociétés créées par des détenteurs du label « Projet innovant » sont exonérés de tous droits d’enregistrement, simplifiant les démarches administratives pour les entrepreneurs innovants. Jeune Indépendant
- Prorogation des exonérations fiscales : Les incubateurs voient leurs exonérations de l’impôt sur le revenu global (IRG) ou de l’impôt sur les bénéfices des sociétés (IBS) prolongées de deux ans supplémentaires, sous réserve du renouvellement de leur label, renforçant leur rôle dans l’écosystème entrepreneurial. Jeune Indépendant
Pour stimuler l’innovation, un abattement fiscal est accordé aux entreprises engageant des dépenses en R&D :
- Taux d’abattement : Les entreprises peuvent déduire jusqu’à 30 % de leur bénéfice comptable, avec un plafond annuel de 200 millions de dinars (environ 1,4 million d’euros), au titre des dépenses engagées dans des activités de R&D internes ou dans des programmes d’innovation ouverte en collaboration avec des start-up ou des incubateurs. Jeune Indépendant
Ces mesures s’inscrivent dans la continuité des efforts déployés par l’Algérie depuis 2020 pour promouvoir l’économie numérique. La création du ministère délégué à l’Économie de la connaissance et aux Start-up, le lancement du programme national « Algeria Disrupt » et la mise en place de fonds tels que l’Algerian Startup Fund et l’Algerian Innovation Fund témoignent de cette volonté.
En janvier 2023, le pays comptait plus de 5 000 start-up recensées, dont 1 100 labellisées « Start-up » ou « Projet innovant », et le nombre d’incubateurs était passé de 14 à 60 entre 2020 et 2023, répartis sur l’ensemble du territoire national.
Ces initiatives visent à positionner l’Algérie comme un acteur majeur de l’innovation en Afrique, favorisant la création d’emplois, la diversification de l’économie et l’émergence de solutions technologiques adaptées aux défis contemporains.














