Les petites et moyennes entreprises (PME) du Moyen-Orient et d’Afrique connaissent une adoption croissante des paiements numériques, transformant ainsi leurs opérations et stimulant la croissance économique. Selon le troisième indice de confiance des PME publié par Mastercard, plus de 90 % des PME dans plus d’une douzaine de pays de ces régions acceptent désormais les paiements numériques, réduisant progressivement l’utilisation des espèces.
Au Nigeria, 99 % des PME ont adopté les paiements numériques, démontrant une adaptabilité remarquable face aux défis économiques. Cette transition a été particulièrement cruciale lors de la récente pénurie de liquidités, où les plateformes numériques ont permis aux entreprises de maintenir leurs activités malgré les contraintes monétaires.
Au Kenya, 91 % des PME ont intégré les paiements numériques, s’appuyant sur une forte adoption du mobile money. Cette infrastructure a facilité les transactions, réduit les coûts et amélioré l’efficacité opérationnelle des entreprises. De plus, les PME kényanes ont commencé à utiliser des stablecoins pour les paiements transfrontaliers, notamment pour les importations en provenance d’Asie, offrant une alternative aux canaux traditionnels souvent coûteux.
En Égypte, 80 % des PME ont adopté les paiements numériques, reflétant une tendance régionale vers la modernisation financière. Cette adoption favorise l’inclusion financière et ouvre de nouvelles opportunités de croissance pour les entreprises locales.
Aux Émirats arabes unis, 91 % des PME acceptent les paiements numériques, renforçant leur optimisme quant aux perspectives commerciales et anticipant une augmentation des revenus en 2025. Cette évolution s’inscrit dans la vision nationale de développer une économie numérique florissante, où les PME jouent un rôle central dans l’innovation et la croissance.
Malgré ces avancées, des défis subsistent, notamment en Afrique subsaharienne, où seulement 35 % des paiements reçus par les PME sont effectués par voie numérique. Les obstacles incluent le manque de connectivité aux infrastructures essentielles, une expertise limitée du secteur financier pour évaluer les risques liés aux PME et une faible littératie numérique parmi les propriétaires d’entreprises.
Pour surmonter ces défis, il est essentiel de comprendre les besoins spécifiques des PME et de développer des solutions adaptées. Par exemple, lors d’un projet en Afrique de l’Ouest, une étude a été menée auprès d’une centaine de PME pour déterminer les incitations nécessaires à l’adoption de l’argent mobile, mettant en évidence l’importance d’approches personnalisées.














