Selon les données de la Banque mondiale pour l’année 2024, la Tunisie se classe au 6ᵉ rang parmi les pays arabes en termes de transferts de fonds reçus de sa diaspora, avec un total de 2,8 milliards de dollars.
Les cinq premiers pays arabes bénéficiaires des transferts de fonds en 2024 sont :
- Égypte : 22,7 milliards de dollars
- Maroc : 12 milliards de dollars
- Liban : 5,8 milliards de dollars
- Jordanie : 4,8 milliards de dollars
- Yémen : 3,8 milliards de dollars
Après la Tunisie, les pays suivants complètent le top 10 :
- Algérie : 1,94 milliard de dollars
- Qatar : 1,5 milliard de dollars
- Soudan : 1 milliard de dollars
- Irak : 879 millions de dollars
À l’échelle mondiale, les principaux pays récipiendaires de transferts de fonds en 2024 sont :
- Inde : 129,1 milliards de dollars
- Mexique : 68,2 milliards de dollars
- Chine : 48 milliards de dollars
- Philippines : 40,2 milliards de dollars
- Pakistan : 33,2 milliards de dollars
L’Égypte est le seul pays arabe à figurer dans le top 10 mondial, se positionnant à la 6ᵉ place avec 22,7 milliards de dollars reçus.
Ces transferts de fonds jouent un rôle crucial dans les économies des pays récipiendaires, en contribuant notamment à la réduction de la pauvreté, au financement de projets locaux et à l’amélioration des conditions de vie des familles bénéficiaires. Ils constituent également une source importante de devises étrangères, renforçant ainsi les réserves monétaires nationales
Il est important de noter que ces chiffres reflètent les transferts effectués par des canaux officiels. Les transferts informels, qui peuvent également être significatifs, ne sont pas pris en compte dans ces statistiques. De plus, les coûts de transfert restent élevés dans certaines régions, ce qui peut dissuader l’utilisation des circuits officiels. Par exemple, en Afrique subsaharienne, le coût moyen d’un transfert de 200 dollars était de 7,9 % au deuxième trimestre de 2023.
Les gouvernements des pays récipiendaires cherchent à mettre en place des politiques pour faciliter ces transferts et maximiser leur impact sur le développement économique local. Cela inclut la réduction des coûts de transfert, l’amélioration des infrastructures financières et la promotion de l’inclusion financière des populations rurales.














