Le groupe Vodacom a débuté l’année 2025 sur une note très positive avec une croissance de 11,4 % de son chiffre d’affaires au premier trimestre, par rapport à la même période l’an passé. Cette performance repose principalement sur l’essor fulgurant de sa filiale égyptienne et l’adoption massive de ses services financiers dans plusieurs régions d’Afrique.
Sur le trimestre clos le 30 juin, les revenus de Vodacom ont atteint 32,3 milliards de rands sud-africains, soit environ 1,84 milliard de dollars américains. Cette dynamique de croissance s’inscrit dans la stratégie du groupe visant à renforcer ses activités au-delà de la simple téléphonie mobile. En effet, les services non liés au mobile, comme la fintech, pèsent désormais pour plus de 21 % du chiffre d’affaires du groupe, ce qui confirme l’évolution vers un modèle économique diversifié.
L’Égypte s’impose comme le principal moteur de cette performance. Les revenus de service y ont bondi de 43,8 % en monnaie locale, avec une hausse spectaculaire de 55,1 % dans les services financiers, notamment les solutions de paiement numérique et d’assurance. Dans le reste de ses filiales africaines — notamment la Tanzanie, le Lesotho ou encore la République Démocratique du Congo — Vodacom a enregistré une progression moyenne de 9,7 %, avec une croissance normalisée atteignant 12,4 %.
Shameel Joosub, directeur général du groupe Vodacom, s’est félicité de cette trajectoire, soulignant que l’entreprise était bien alignée sur ses objectifs de moyen terme. Il a rappelé que la fintech constitue un pilier stratégique, avec pour ambition d’en faire 30 % des revenus du groupe d’ici 2030. Actuellement, cette branche génère déjà près de 7 milliards de rands.
Les services financiers, notamment le mobile money, ont continué de croître. Les plateformes comme M-Pesa, intégrées à Safaricom (Kenya) et d’autres marchés, ont traité un volume impressionnant de 460 milliards de dollars américains au cours des 12 derniers mois. Cela traduit l’importance croissante de ces solutions dans la vie économique du continent, notamment pour les populations non bancarisées.
Avec ces résultats, Vodacom confirme son rôle de leader régional et sa capacité à capitaliser sur la demande croissante pour des services numériques, en particulier dans les zones émergentes d’Afrique subsaharienne. La poursuite de cette dynamique pourrait bien faire du groupe un acteur incontournable du paysage technologique et financier africain d’ici la fin de la décennie.














