Vodacom Group, premier opérateur télécoms en Afrique du Sud, a publié ce lundi 10 novembre 2025 des résultats semestriels très solides, marqués par une hausse spectaculaire de 32 % de son bénéfice intermédiaire. Sur la période de six mois close au 30 septembre, la société a enregistré un bénéfice par action de 467 centimes, contre 353 centimes à la même période de l’année précédente. Ce chiffre comprend le règlement d’un contentieux juridique qui traînait depuis dix-sept ans autour du service « Please Call Me », une affaire désormais clôturée à l’amiable. Selon certaines estimations, le règlement s’élèverait à environ 500 millions de rands.
Mais au-delà de cet élément exceptionnel, c’est bien la dynamique commerciale du groupe qui a tiré les résultats vers le haut. Les revenus de services ont progressé de 12,2 %, atteignant 65,8 milliards de rands, tandis que les revenus dits « normalisés » ont bondi de 13,6 %, dépassant ainsi les objectifs de croissance à moyen terme fixés par l’entreprise. Cette performance reflète à la fois la solidité des activités traditionnelles de téléphonie mobile, mais surtout l’expansion continue des services au-delà de la voix.
Aujourd’hui, Vodacom ne se limite plus à connecter des lignes : il transforme activement son modèle pour devenir un acteur majeur des services numériques et financiers. Ces activités représentent désormais plus d’un cinquième des revenus de services. À elles seules, les solutions financières, telles que les portefeuilles mobiles et les services de paiement, ont généré 8 milliards de rands, soit 12,2 % des revenus totaux du groupe, avec une croissance de plus de 20 % en un an.
La stratégie de diversification commence donc à porter ses fruits. En annonçant un dividende intérimaire de 330 centimes par action, le groupe envoie un signal de confiance aux marchés. Ce repositionnement stratégique vers la fintech et les services numériques apparaît de plus en plus comme un facteur clé de résilience, dans un environnement économique encore incertain.














