Sous la contrainte de l’État camerounais, les opérateurs de téléphonie mobile avaient lancé une opération d’identification des abonnés. Au cours d’une rencontre sur les conséquences économiques de la fraude à la Simbox au Cameroun, il est ressorti qu’environ 6 millions de cartes SIM jugées suspectes ont été suspendues entre 2014 et 2015.
Cette opération de suspension des lignes téléphoniques n’est pas sans conséquence pour les opérateurs. Les pertes sont estimées à plusieurs millions de FCFA indique Paul Henri Bongo de la cellule de communication de MTN.
Le chef de département Nexttel du Mfoundi, Mansur Shehu, justifie ces suspensions dans le Messager en indiquant qu’« il s’agit de question de sécurité et cela concerne tout le monde. La plupart de ceux qui utilisent des puces à des fins criminelles, ne sont pas enregistrés en leurs noms ». Ce dernier poursuit en observant des failles dans le processus d’identification : « Mais étant donné qu’il y a des vendeurs ambulants, des abonnés achètent leurs cartes SIM qui sont pourtant activées, mais pas enregistrées à leurs noms. Quelqu’un peut donc acheter plusieurs SIM et en faire usage comme il veut ».














