Le gouvernement gabonais adapte son appareil judiciaire à la montée des infractions en ligne. Le 26 février, le Conseil des ministres a validé un projet d’ordonnance modifiant le Code de procédure pénale pour encadrer l’admissibilité des preuves numériques.
Désormais, les données électroniques ne seront admises devant les tribunaux que si leur fiabilité, leur authenticité et leur traçabilité sont démontrées et vérifiées par des entités publiques habilitées. Cette réforme vise à :
Sécuriser l’exploitation judiciaire des données numériques.
Limiter les risques de manipulation ou de falsification.
S’adapter à un contexte où plus de la moitié de la population gabonaise a accès à Internet.
L’importance de cette mesure est soulignée par une étude internationale de Cellebrite, révélant que 60 % des enquêteurs et experts considèrent aujourd’hui les preuves numériques comme plus déterminantes que l’ADN dans certaines affaires.














