Le gouvernement sénégalais rencontre des difficultés dans la mise en œuvre opérationnelle de sa nouvelle politique fiscale ciblant les services numériques. Selon le dernier rapport trimestriel d’exécution budgétaire, les recettes mobilisées pour le Plan de Redressement économique et social (PRES) n’ont atteint que 54,2 milliards de francs CFA à la fin du mois de mars 2026, contre un objectif initial de 94,8 milliards (soit un taux de réalisation de 57,2 %).
Ce manque à gagner significatif s’explique en grande partie par des failles dans le système de collecte des taxes liées au secteur technologique et financier. Le ministère dirigé par Cheikh Diba admet rencontrer des obstacles pour définir avec précision l’assiette fiscale et le périmètre des contribuables concernant trois secteurs spécifiques : les transferts d’argent, les paiements électroniques et les jeux de hasard.
À ce retard s’ajoute un déficit de recouvrement douanier (seulement 5,5 milliards récoltés sur un objectif de 17,5 milliards), plombé notamment par des délais de déploiement des nouvelles mesures de taxation sur les téléphones portables et les véhicules.
Malgré ce démarrage poussif, le ministère préfère évoquer une « montée en régime progressive » et table sur une accélération des recouvrements dès ce deuxième trimestre 2026, en s’appuyant sur la consolidation des mécanismes de collecte.














