Vous rappelez-vous de cette télévision que vous suiviez quand vous étiez des gamins? Solide comme du béton, elle siège encore fièrement dans le salon pour enfants où l’antiquité a été déplacée. Les téléphones, les montres, les calculatrices… Il y a quelques années, ces gadgets pouvaient servir à plusieurs générations d’utilisateurs dans la même famille. Il est clair qu’aujourd’hui ce n’est plus le cas!
Quand votre terminal ne vous abandonne pas lâchement, ce sont les médias qui vous convainquent que celui que vous vous êtes offert il y a deux semaine n’est plus qu’une blague qu’il faut rapidement jeter aux oubliettes pour se procurer le dernier « X365 », nouvelle version du téléphone qui compte 0,000032 pixels de plus.
Cependant, il y a pire que le travail psychologique de la société de consommation dans laquelle nous vivons. En effet, une étude menée par le centre européen de la consommation en partenariat avec Lydie Tollemer, une étudiante qui vient d’écrire son mémoire sur le sujet, titrée « l’obsolescence programmée, dérive de la société de consommation » nous présente un concept dont nous avons déjà traité, comme une technique utilisée par les fabricants actuels de matériel. Votre tablette a une durée de vie au-delà de laquelle, elle ne fonctionnera plus de manière optimale…
Dans les exemples cités dans l’étude, il est état d’une obsolescence par « défaut fonctionnel », qui implique qu’en cas de panne d’une seule pièce, tout l’appareil est à remplacer. Le classique téléphone portable à la batterie inamovible qu’il faut remplacer après huit mois d’utilisation est également cité.
Jetez-y un coup d’œil et prenez la bonne habitude de ne pas écouter les publicités vantant les mérites du tout dernier portable qui permet, pour seulement 500 000 Fcfa de plus, de suivre une vidéo en trois langues en même temps…














