Selon un rapport récent de Wamda, la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) connaît une véritable explosion du financement des startups en 2025. Rien que pour le mois de juillet, les jeunes entreprises de la région ont levé 783 millions de dollars à travers 57 transactions annoncées, dépassant déjà le total des fonds levés sur l’ensemble de l’année 2024.
Cette dynamique est portée principalement par deux secteurs phares : le deeptech et le e-commerce, qui ont chacun mobilisé plus de 250 millions de dollars. Le deeptech, avec ses innovations de rupture dans les technologies avancées, a attiré 250,3 millions de dollars répartis sur quatre levées de fonds majeures. Le e-commerce, de son côté, doit cette performance à une seule opération d’envergure, soulignant l’appétit des investisseurs pour ce segment en forte croissance dans la région.
Au niveau des pays, l’Arabie Saoudite domine le paysage avec 16 transactions totalisant près de 397 millions de dollars. Juste derrière, les Émirats Arabes Unis ont réalisé 22 opérations pour un montant global de 359 millions de dollars. Ces deux poids lourds confirment leur position de leaders dans l’écosystème startup MENA.
Derrière eux, l’Irak, avec un investissement notable de 15 millions de dollars dans la fintech InstaBank, prend la troisième place. Le Maroc a également marqué les esprits grâce à Ora Technologies, qui a levé 7,5 millions de dollars, tandis que l’Égypte complète le top cinq avec 4 millions de dollars répartis sur sept transactions.
Les autres secteurs clés bénéficiaires de ces financements sont les logiciels en mode SaaS (89 millions de dollars) et la fintech (61 millions). Au total, les startups orientées vers le consommateur ont reçu 534 millions de dollars, bien au-dessus des 202 millions dédiés aux entreprises B2B.
Le rapport souligne aussi la répartition des levées selon les stades de développement : les séries A ont capté 267 millions de dollars, les tours plus avancés 158 millions, tandis que les financements en phase précoce ne représentent encore que 36 millions. Le recours à l’endettement reste marginal, avec seulement 2 % du total.
Selon Wamda, ce niveau de financement exceptionnel illustre non seulement la maturité croissante des écosystèmes entrepreneuriaux dans la région MENA, mais aussi l’appétit des investisseurs internationaux pour des startups innovantes capables de transformer les économies locales.
Cette tendance s’inscrit dans un contexte plus large où les gouvernements de la région, notamment en Arabie Saoudite et aux Émirats, multiplient les initiatives pour soutenir l’innovation et attirer les capitaux étrangers, dans le cadre de leurs plans de diversification économique.














