Les startups africaines spécialisées dans la blockchain font face à des défis majeurs, notamment un manque de financement, un accès limité à la formation et des idées fausses répandues sur cette technologie. Selon un rapport de l’Africa Blockchain Institute, 80,5 % des fondateurs de start-up blockchain en Afrique estiment ne pas bénéficier du soutien adéquat de la part des gouvernements pour développer cette technologie aux multiples applications. Les besoins identifiés incluent le financement, la formation, le mentorat entrepreneurial, les programmes d’accélération et l’accès au marché. Le rapport souligne également que le manque de financement, l’accès limité à la formation et les idées fausses sur la blockchain sont les principaux défis auxquels sont confrontées ces startups.
Malgré ces défis, les startups africaines de la blockchain parviennent à développer des solutions innovantes. Les domaines d’application les plus développés incluent les contrats intelligents, les systèmes de gestion des identités, les paiements transfrontaliers, les plateformes d’échange de cryptomonnaies, les jetons non fongibles (NFT) et la gestion des chaînes d’approvisionnement. Cependant, le rapport note que les cas d’usage de la blockchain sont plus diversifiés en Afrique anglophone qu’en Afrique francophone, où la finance reste le principal domaine d’intérêt.
Le rapport met également en évidence le stade de développement des start-up blockchain en Afrique. La majorité des startups sont encore aux premiers stades de leur développement, avec 43,9 % au stade de l’idéation et 29,3 % en phase d’amorçage. Seulement 9,8 % des startups sont déjà bien établies et rentables. Cela démontre que l’adoption des innovations de la blockchain en Afrique est encore à un stade précoce, mais qu’il existe un fort potentiel de croissance et d’impact positif sur les individus, les entreprises et la société dans son ensemble.














