En marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, la GSMA, organisation mondiale qui regroupe les opérateurs de téléphonie mobile et les acteurs de l’écosystème mobile (fournisseurs, constructeurs, régulateurs), a annoncé la signature de trois protocoles d’accord dans le cadre du symposium « Forward Africa ». Ces accords visent à stimuler la transformation numérique, la recherche et l’innovation sur le continent. Ils mettent l’accent sur le rôle grandissant des acteurs africains dans la définition du futur technologique de l’Afrique.
Le premier protocole a été signé avec le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) et le Centre africain de recherche sur la population et la santé (APHRC). Il soutient le développement de l’Atlas de la gouvernance en Afrique, une initiative destinée à renforcer la collecte, la vérification, le stockage, et la protection des données de gouvernance.
Cet outil doit permettre aux décideurs, aux chercheurs et aux institutions nationales d’accéder à des données actualisées et fiables. L’objectif est de fonder les politiques publiques sur des preuves solides plutôt que sur des conjectures. En travaillant avec des institutions africaines, la GSMA cherche aussi à éviter que l’agenda technologique soit imposé de l’extérieur.
Les deux autres accords visent des domaines complémentaires. Le second concerne le soutien à la recherche appliquée et aux capacités techniques dans les technologies numériques. Le troisième vise la promotion de l’innovation locale — incubateurs, clusters technologiques, start-ups africaines.
Grâce à ces partenariats, la GSMA entend favoriser des solutions adaptées aux réalités africaines (infrastructures, langues, contextes culturels). Elle cherche à encourager que l’innovation soit portée par des Africains, pour l’Afrique.
Ces accords interviennent à un moment clé. L’Afrique connaît un essor mobile remarquable : selon la GSMA, l’augmentation de l’usage d’Internet mobile pourrait générer jusqu’à 795 milliards de dollars de valeur économique d’ici 2030.
Mais ce potentiel reste freiné par les lacunes en données, en infrastructures, et par le manque de capacités régionales de recherche. En renforçant les capacités africaines dans ces domaines, la GSMA veut combler ce déficit.
Si ces partenariats donnent des résultats concrets — lancement de projets pilotes, policies fondées sur les données, soutien aux start-ups — l’Afrique pourrait gagner en autonomie numérique et réduire sa dépendance aux technologies importées.














