L’Afrique poursuit sa transformation numérique, mais avec des vitesses différentes selon les régions. D’après le tout dernier Global Startup Ecosystem Index 2025 publié par StartupBlink, l’Afrique australe et l’Afrique du Nord s’imposent comme les moteurs du développement technologique sur le continent.
En 2024, les start-up africaines ont conclu 534 levées de fonds, contre 359 en 2020. Ce dynamisme s’est maintenu malgré un contexte mondial difficile, marqué par la hausse des taux d’intérêt et une frilosité des investisseurs. Ce n’est pas le manque d’idées qui freine le continent, mais plutôt les incertitudes économiques et géopolitiques globales.
Le rapport révèle que certaines métropoles africaines commencent à rivaliser avec les grandes villes mondiales de la tech. C’est notamment le cas de Lagos, au Nigeria, qui occupe la première place africaine avec un impressionnant 76ᵉ rang mondial. Nairobi au Kenya (107ᵉ) et Johannesburg en Afrique du Sud (122ᵉ) confirment également leur position de pôles technologiques majeurs. D’autres villes comme Casablanca, Tunis, Dakar ou Accra consolident aussi leur influence dans leurs sous-régions respectives.
En revanche, l’Afrique centrale peine à suivre le rythme. Douala et Yaoundé figurent en queue de classement mondial, respectivement aux 827ᵉ et 912ᵉ places. Cette faiblesse reflète un manque d’infrastructures numériques, d’investissement local, et une gouvernance encore peu favorable à l’innovation.
En tout, 38 villes africaines sont classées parmi les 1000 meilleures au monde, mais de nombreuses capitales du continent brillent encore par leur absence. Cela illustre le besoin urgent de mobiliser davantage de ressources publiques et privées, pour améliorer la connectivité, renforcer les structures de soutien à l’entrepreneuriat, et créer un environnement propice à l’éclosion de la prochaine génération de champions technologiques africains.














