La marque chinoise Vivo a officiellement inauguré le 20 août une usine de smartphones à Es Sénia, près d’Oran, en partenariat avec l’entreprise algérienne STI (Smart Technologie Innovation). Le site, d’une superficie de 7 000 m², fonctionne actuellement avec deux lignes de production et emploie environ 200 personnes. Sa capacité doit progressivement atteindre 6 000 smartphones par jour, contre environ 2 000 actuellement.
L’installation vise aussi à développer l’emploi industriel : STI prévoit à terme environ 600 emplois directs, auxquels devraient s’ajouter plus de 1 200 emplois indirects. L’entreprise entend par ailleurs augmenter progressivement la part de production réalisée localement, avec un objectif de développement des compétences et du transfert de savoir-faire autour de la fabrication et de l’assemblage de smartphones.
Cette production intervient alors que le marché africain du smartphone subit une pression croissante sur les appareils abordables. Les livraisons ont reculé de 7 % au deuxième trimestre 2026 et le segment des smartphones à moins de 100 dollars a chuté de 34 %. Pour l’Algérie, disposer d’une capacité de production locale constitue donc un enjeu à la fois industriel et stratégique, même si l’impact sur les prix dépendra du niveau d’intégration locale et des coûts de production.
L’usine STI-Vivo illustre surtout la volonté de l’Algérie de renforcer son industrie électronique et de réduire sa dépendance aux importations de smartphones. Le projet était déjà entré en activité en juin, mais son inauguration officielle marque désormais le passage à une nouvelle étape de cette capacité industrielle locale.














