Le Burkina Faso a inauguré deux datacenters modulaires d’une valeur d’environ 15 milliards de FCFA (≈ 28,6 millions $), marquant une étape clé de sa stratégie de souveraineté numérique. Ces infrastructures ont été officiellement ouvertes par le Premier ministre Jean Emmanuel Rimtalba Ouédraogo, en présence de la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques.
Ces nouveaux centres de données sont conçus pour héberger, exploiter et sécuriser l’ensemble des données publiques du pays, mettant fin à la dépendance à des solutions d’hébergement étrangères ou privées. Ils s’inscrivent dans la politique du gouvernement baptisée « zéro donnée à l’extérieur », visant à garantir que les informations sensibles — qu’il s’agisse de données de l’état civil, médicales ou fiscales — restent stockées et protégées sur le territoire national.
Dotés d’une capacité de stockage de plusieurs milliers de téraoctets, ces datacenters peuvent héberger des milliers de machines virtuelles, ce qui offre une base solide pour les services numériques gouvernementaux actuels et futurs. Selon les autorités, cette infrastructure accroît la résilience, la sécurité et la maîtrise des systèmes numériques publics, essentiels à l’administration, à l’économie et aux services aux citoyens.
Les installations marquent également une étape intermédiaire vers la construction éventuelle d’un datacenter national plus vaste, capable de soutenir la transformation digitale du pays à long terme et d’attirer potentiellement des opérateurs privés désireux de déployer des solutions cloud ou de big data.














