Du 9 au 11 juin 2025, Yaoundé est le théâtre d’une conférence internationale sur l’intelligence artificielle, organisée sous l’égide de la Chaire UNESCO Afrique centrale « Accès TIC », avec le soutien du ministère des Postes et Télécommunications Placée sous le thème « Intelligence artificielle : pour tous en Afrique centrale », cette rencontre vise à :
- Renforcer les capacités des participants à travers des séminaires, ateliers et tables rondes.
- Favoriser le partage d’expériences entre experts venus d’Afrique et d’Europe.
Selon la CNUCED, l’IA pourrait impacter jusqu’à 40 % des emplois mondiaux et représenter une valeur de 4800 milliards USD d’ici 2033, comparable à l’économie allemande. Pour le Cameroun, déjà engagé dans la Semaine de l’innovation numérique 2025, l’IA est présentée comme un levier de souveraineté et de développement, comme l’a souligné la ministre Minette Libom Li Likeng lors de l’ouverture.
« L’intelligence artificielle, autrefois perçue comme un horizon lointain…, est aujourd’hui une réalité concrète et transversale… » a affirmé la ministre le 9 juin.
Des conférences introductives explorent les fondements de l’IA, tandis que des ateliers pratiques mettent l’accent sur :
- Protection des données et cybersécurité – adoption de cadres juridiques alignés sur le RGPD.
- Gouvernance institutionnelle – mise en place de structures solides pour l’accompagnement des initiatives publiques et privées, recommandations issues des Concertations Nationales sur l’IA (CONIA) des 25–26 juin 2024.
- Coopération régionale – avec la participation de délégations comme celle du Tchad, signataire de la Déclaration africaine sur l’IA (4 avril 2025, Kigali), qui entend bâtir un écosystème africain fondé sur la diversité, la protection des données et la justice sociale, soutenu par un fonds continental de 60 milliards USD
Depuis janvier 2025, le Cameroun planche sur une stratégie nationale IA, guidée par les recommandations des CONIA : intégrer l’IA dans les programmes éducatifs, sécuriser les données, allouer des budgets dédiés à la R&D, et renforcer les partenariats public‑privé, notamment avec les GAFAM.














