Le gouvernement centrafricain a décidé de sévir contre l’utilisation non réglementaire de Starlink. Le ministre de l’Économie numérique, Justin Gourna Zacko, a annoncé la suspension des kits Internet satellitaires fonctionnant en mode « roaming » (itinérance). Cette pratique, qui consiste à utiliser des antennes achetées à l’étranger pour contourner les coûts locaux ou anticiper le lancement officiel, est jugée non conforme aux normes d’homologation nationales. Au-delà de l’aspect réglementaire, Bangui justifie cette décision par des impératifs de sécurité nationale, exigeant une traçabilité totale des utilisateurs. Starlink, autorisé depuis fin 2025, commercialise officiellement ses services dans le pays (où seulement 13,8 % de la population est connectée) avec un abonnement mensuel fixé à 33 000 FCFA.
Pourquoi l’Éthiopie résiste encore et toujours à la vague Starlink
Alors que la constellation de SpaceX couvre désormais 26 pays africains, l'Éthiopie reste un point noir sur la carte. L'Autorité éthiopienne des communications (ECA) a fermement démenti toute négociation ou attribution de licence à Starlink, malgré les recommandations insistantes de la Banque mondiale en faveur des satellites LEO pour désenclaver les zones rurales. Derrière ce blocage réglementaire se cache la volonté d'Addis-Abeba de protéger le monopole historique d'Ethio Telecom et de conserver la main sur le réseau national, alors même...














