Le gouvernement ivoirien a lancé la deuxième phase du Programme national de connectivité rurale (PNCR), qui prévoit la couverture en Internet haut débit de 30 nouvelles localités d’ici la fin du mois de septembre 2025. Cette opération s’inscrit dans la stratégie nationale de réduction de la fracture numérique entre zones urbaines et rurales, en cohérence avec la vision de transformation digitale du pays portée par le président Alassane Ouattara.
Pilotée par le ministère de la Transition numérique et de la Digitalisation, en collaboration avec l’Autorité de régulation des télécommunications/TIC de Côte d’Ivoire (ARTCI), cette phase a débuté dans la région du Worodougou. Quatre localités – Yanfissa, Kangana, Kognimansso et Dougbe – y ont déjà été connectées. Les régions du Kabadougou, des Grands-Ponts, de la Nawa, du Sud-Comoé, du Nzi, du Guémon, du Cavally, du Poro et du Tchologo devraient suivre dans les prochaines semaines.
Selon les données de l’Union internationale des télécommunications (UIT), les réseaux 3G et 4G couvraient respectivement 98,3 % et 93,7 % de la population ivoirienne en 2024. Cependant, des disparités importantes persistent entre les milieux urbains et ruraux. Le taux de pénétration d’Internet est estimé à 52,7 % en ville contre seulement 24,6 % dans les campagnes. Ces écarts se retrouvent également dans l’accès à Internet à domicile, avec 85,7 % de couverture dans les foyers urbains contre 57,7 % en milieu rural.
Le ministre Kalil Konaté a rappelé que ce programme vise à favoriser l’accès équitable aux services numériques essentiels, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’administration en ligne et de l’entrepreneuriat. Il a également souligné que cette initiative contribue à faire de la Côte d’Ivoire un futur hub numérique régional.
L’État prévoit d’investir plus de 28 milliards de francs CFA dans cette seconde phase du PNCR, qui repose sur l’extension des infrastructures télécoms, notamment la fibre optique, les antennes relais et les stations radioélectriques. À terme, ce programme devrait permettre une meilleure intégration des populations rurales à l’économie numérique et encourager le développement local dans les zones jusqu’ici peu connectées.














