Le gouvernement camerounais a annoncé un projet ambitieux de construction de quatre centres numériques dans tout le pays, avec pour objectif principal de former les fonctionnaires à la gouvernance électronique et de promouvoir la sensibilisation au numérique. Ce projet, dont le lancement est prévu en juin 2025, bénéficie d’un financement de plus de 4 milliards de francs CFA (environ 6 millions de dollars), principalement fourni par l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA), qui couvre 85 % des coûts.
Le ministre de la Fonction publique et des Réformes administratives, Joseph Le, a présenté ce projet comme une étape cruciale dans la modernisation du secteur public. Lors d’une déclaration à Yaoundé, il a souligné que ces centres numériques permettront d’améliorer la capacité des fonctionnaires à utiliser des outils modernes tout en rendant les services publics plus efficaces, accessibles et adaptés aux besoins actuels.
« Dans un monde en constante évolution, où les technologies redéfinissent notre quotidien, le secteur public ne peut rester à l’écart. Ce projet est bien plus qu’un simple développement technologique. C’est une révolution dans notre manière d’interagir avec le public, une opportunité pour améliorer les services publics et renforcer la démocratie », a-t-il déclaré.
Ce projet vise à simplifier les processus administratifs, souvent longs et complexes, en réduisant le recours aux déplacements physiques, aux contacts manuels et aux documents papier. Grâce à ces centres, le Cameroun espère :
- Rationaliser les services publics pour les rendre plus rapides et moins coûteux.
- Renforcer la transparence et la participation démocratique, en utilisant le numérique comme vecteur d’interaction avec les citoyens.
- Former les fonctionnaires à l’utilisation d’outils numériques pour mieux répondre aux défis contemporains.
La KOICA, principal partenaire financier, considère ce projet comme une opportunité d’accélérer le développement numérique du Cameroun. Ce partenariat s’inscrit dans une coopération élargie entre la Corée du Sud et l’Afrique, axée sur le transfert de technologies et le renforcement des capacités.
Ce projet, une première dans le pays, pourrait établir un modèle à suivre pour d’autres nations africaines en quête d’une transformation numérique du secteur public.














