Pour qu’un gouvernement numérique fonctionne, ses différentes composantes doivent parler la même langue. C’est le constat implacable dressé par le ministère mauritanien de la Transformation Numérique et de la Modernisation de l’Administration, qui vient de lancer un vaste chantier visant à unifier les normes des services publics en ligne. Lors d’un atelier technique réunissant experts nationaux et internationaux, le ministre Ahmed Salem Badh a déclaré que cette harmonisation n’était plus une option, mais une « nécessité stratégique ».
Jusqu’à présent, le développement de l’e-gouvernement en Mauritanie a souffert d’une approche en silo : chaque ministère ou agence développait ses propres systèmes, entraînant une incompatibilité technique (manque d’interopérabilité), un gaspillage des ressources et une expérience utilisateur chaotique pour le citoyen. Le nouveau cadre de référence national, soutenu par la coopération allemande (GIZ) via le projet Digital-Y, imposera un socle technologique commun à toutes les entités publiques. Cette standardisation est la clé de voûte pour construire des plateformes intégrées, sécurisées et résilientes, capables de restaurer la confiance des citoyens dans les services dématérialisés de l’État.














