Le 14 juillet 2025, le ministère égyptien des Communications et des Technologies de l’Information (MCIT), dirigé par Amr Talaat, a lancé la deuxième édition de la Stratégie nationale pour l’intelligence artificielle (2025–2030). Ce nouveau plan, plus ambitieux et structuré, vise à transformer l’Égypte en un véritable pôle technologique de l’IA, connecté à la fois à l’Afrique, au monde arabe et aux écosystèmes numériques mondiaux.
Cette stratégie repose sur une approche multidimensionnelle articulée autour de six grands axes : gouvernance, technologie, données, infrastructure, écosystème et développement des talents. L’objectif est de favoriser un déploiement éthique et efficace de l’intelligence artificielle dans des secteurs cruciaux comme la santé, l’éducation, l’agriculture ou encore les services publics.
D’ici 2030, le pays souhaite porter la contribution du secteur des technologies de l’information à 7,7 % du PIB, créer plus de 250 startups spécialisées dans l’IA, et former plus de 30 000 experts dans des domaines liés à cette technologie. Pour garantir une adoption responsable, des normes réglementaires précises et des dispositifs robustes de gouvernance des données seront également mis en place.
Ce plan ambitieux s’appuie sur des partenariats stratégiques avec des acteurs mondiaux. Capgemini a annoncé l’ouverture d’un Centre d’excellence dédié à l’IA au Caire, où l’entreprise prévoit de doubler ses effectifs pour atteindre 1 200 employés d’ici fin 2025. Ce centre développera des solutions d’IA générative destinées à des marchés internationaux, en mettant l’accent sur des domaines sensibles comme la santé ou l’énergie.
Microsoft s’est aussi engagé via un partenariat avec l’État à former et certifier 100 000 personnes, en particulier des jeunes et des fonctionnaires, aux technologies d’IA. Ce programme de grande envergure inclut des cours sur l’IA responsable, ainsi qu’un accompagnement des administrations dans la modernisation de leurs services.
L’Égypte ne se contente plus d’être un simple acteur de l’IA : elle aspire désormais à en devenir un moteur régional. Avec une vision claire, des infrastructures en plein essor, une politique de formation massive et un cadre réglementaire en construction, le pays se positionne comme un pôle d’innovation numérique à l’échelle du Moyen-Orient et de l’Afrique.














