Leo Lithium envisage de transformer le lithium extrait de la mine de Goulamina au Mali en Europe. En partenariat avec Ganfeng Lithium, copropriétaire de la mine, Leo Lithium réalisera une étude de faisabilité pour une installation de transformation de lithium en Europe. L’objectif est de produire de l’hydroxyde de lithium, un matériau utilisé dans les batteries lithium-ion. Ganfeng se chargera des aspects techniques du projet, tandis que Leo sera responsable de la recherche d’un site approprié en Europe et des discussions avec les partenaires potentiels.
Pendant la première phase d’exploitation de la mine de Goulamina, l’intégralité de la production sera cédée à Ganfeng, qui a financé les travaux de construction. Pour la deuxième phase, qui vise à produire 500 000 tonnes de spodumène par an, Ganfeng aura le droit d’acheter jusqu’à 350 000 tonnes, tandis que Leo Lithium pourra vendre les 150 000 tonnes restantes à d’autres acheteurs. Une fois l’installation de transformation opérationnelle, Ganfeng continuera de traiter une partie du lithium en Chine, tandis que le reste sera traité dans l’usine commune avec Leo Lithium.
Bien que l’industrie de la transformation locale soit encore peu développée en Afrique, l’émergence de projets similaires dans d’autres pays producteurs de minéraux stratégiques laisse entrevoir des possibilités à long terme. Toutefois, les pays africains devront surmonter des obstacles tels que le développement d’une chaîne d’approvisionnement solide et sûre pour les matières premières, ainsi que la mobilisation de financements importants pour la construction des usines, en compétition avec les leaders chinois du marché. Pour le moment, le Mali n’a pas encore exprimé sa volonté de transformer localement le lithium extrait de la mine de Goulamina.














