Liquid Intelligent Technologies Rwanda vient de réaffirmer son engagement envers la mémoire du génocide contre les Tutsi de 1994, en versant un don de 100 000 dollars (environ 131 millions de francs rwandais) à la Fondation Imbuto. Ce geste s’inscrit dans le cadre d’un partenariat de dix ans avec la fondation et le ministère de l’Unité nationale et de l’Engagement civique, destiné à soutenir la numérisation des archives et mémoriaux liés au génocide.
Ce projet à long terme, d’une valeur totale d’un million de dollars, vise à utiliser les technologies les plus récentes pour préserver les preuves, les artefacts et les récits historiques. L’objectif est clair : garantir que les générations futures puissent accéder à une documentation authentique, durable et accessible, en particulier dans un monde de plus en plus numérique.
Depuis plusieurs années, Liquid collabore étroitement avec les autorités rwandaises pour moderniser les mémoriaux du génocide. Si celui de Gisozi, à Kigali, est aujourd’hui entièrement numérisé, d’autres sites comme Ntarama, Nyange et Murambi sont actuellement en cours de développement pour intégrer des outils numériques : bornes interactives, archives audio-visuelles, plateformes consultables en ligne.
Mais l’initiative ne s’arrête pas à la seule préservation de la mémoire. Elle participe aussi à une démarche plus large de transformation numérique inclusive au Rwanda. Liquid déploie parallèlement un réseau d’accès gratuit à Internet dans des lieux publics, contribuant ainsi à réduire la fracture numérique tout en renforçant l’engagement civique des citoyens, notamment des jeunes.
Pour Sam Nkusi, président exécutif de Liquid Intelligent Technologies Rwanda, cette initiative reflète une conviction profonde : « protéger la mémoire du génocide est essentiel à la résilience et à l’unité de notre nation. Nous ne construisons pas seulement des infrastructures numériques, nous contribuons à préserver l’identité d’un peuple. »
Ce mariage entre mémoire et innovation montre comment la technologie peut devenir un outil puissant de réconciliation et de transmission historique. Dans un pays où le devoir de mémoire est fondamental, cette démarche s’inscrit comme un modèle de responsabilité sociétale appliquée à l’Afrique du XXIe siècle.














