Le Maroc confirme son ascension fulgurante comme centre technologique incontournable en Afrique, attirant des mastodontes de l’industrie numérique comme Oracle, Naver, Nokia, Cisco ou Huawei. En quelques années, le royaume s’est imposé comme une plateforme d’innovation régionale, alliant stabilité, infrastructures robustes et stratégie d’attractivité assumée.
Dernier en date, Oracle a officialisé l’ouverture d’un centre de R&D à Casablanca, dédié au cloud, à l’intelligence artificielle et à la cybersécurité, avec à la clé 1 000 emplois qualifiés. De son côté, Naver, géant technologique sud-coréen, prévoit d’installer un centre de données IA de nouvelle génération.
Cette ruée vers le Maroc n’est pas fortuite. Le pays combine connectivité exceptionnelle, avec plus de 20 data centers et l’un des meilleurs réseaux Internet du continent, à un positionnement géographique stratégique, au carrefour de l’Europe, du Moyen-Orient et de l’Afrique. Il est également connecté à plus de 10 câbles sous-marins, dont le 2Africa, l’un des plus vastes projets numériques globaux.
Le royaume s’appuie également sur une politique fiscale attractive, des zones industrielles spécialisées comme Casanearshore ou Technopolis, et un vivier de talents en constante expansion : chaque année, 10 000 ingénieurs en IT sont formés, en partie grâce à des programmes de certification proposés par des partenaires tels qu’IBM, Huawei ou Atos.
Lancée récemment, la stratégie « Maroc Digital 2030 » ambitionne de créer 150 000 emplois numériques, de généraliser la numérisation des services publics et de faire du pays un acteur central de la souveraineté numérique africaine. Le Maroc renforce aussi ses régulations en cybersécurité, e-gouvernement et protection des données, consolidant un climat de confiance pour les investisseurs.
Le résultat ne s’est pas fait attendre : selon Insider Monkey, le Maroc est aujourd’hui le pays africain le plus avancé technologiquement, se hissant à la 1ère place du classement continental avec un score de 208.














