Le Maroc a officiellement lancé son appel d’offres pour l’attribution des licences 5G. C’est l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT) qui a confirmé l’ouverture du processus, avec l’objectif clair d’accélérer le déploiement de cette technologie de nouvelle génération à travers le Royaume. L’enjeu dépasse le simple saut technologique : il s’agit de doter le pays d’une infrastructure apte à soutenir sa croissance économique et sociale à long terme.
Dans son communiqué, l’ANRT précise que les documents d’appel d’offres définissent les obligations légales, techniques et financières que devront respecter les opérateurs candidats. Les critères incluent notamment les zones de couverture à prioriser, les engagements en matière de qualité de service, ainsi que les étapes à respecter pour la mise en œuvre des services commerciaux. L’autorité insiste sur l’importance d’un déploiement progressif mais structuré, pensé pour couvrir à la fois les zones urbaines et les régions moins desservies, en vue de créer un réseau véritablement inclusif.
L’ambition du Maroc est claire : connecter 25 % de sa population à la 5G d’ici fin 2026, puis atteindre un taux de couverture de 70 % d’ici 2030. Cette stratégie s’inscrit dans le cadre de l’initiative Maroc Digital 2030, un programme national qui vise à faire du pays un acteur de référence dans l’économie numérique africaine. Le déploiement de la 5G est ainsi perçu comme un levier crucial pour transformer des secteurs entiers comme les transports, la santé, l’agriculture ou encore l’industrie.
Dans cette optique, des partenariats ont déjà été noués entre l’État, les opérateurs historiques et de nouveaux consortiums industriels. L’objectif est d’installer plusieurs milliers d’antennes-relais et d’équipements de réseau d’ici à 2033, avec une priorité donnée aux zones stratégiques comme les grandes villes, les sites industriels, les infrastructures sportives et les grands corridors logistiques.
La 5G n’est pas simplement une amélioration de la 4G. Elle permet des vitesses de connexion bien supérieures, une latence quasi inexistante et la gestion simultanée de millions d’objets connectés. Pour le Maroc, cela représente une opportunité unique de moderniser ses services publics, de booster sa productivité et de renforcer son attractivité auprès des investisseurs internationaux.
Cette ouverture du marché constitue donc une étape clé vers une transformation numérique ambitieuse, qui pourrait faire du Maroc un leader technologique régional. L’enjeu est désormais d’attirer les bons acteurs, de garantir un cadre réglementaire équilibré et d’assurer une mise en œuvre efficace sur le terrain.














