Le secteur de la pêche marocain accélère sa mue digitale. Dans un contexte de modernisation urgente de la filière halieutique, les autorités ont annoncé que 68 des 76 marchés de première vente de poissons du Royaume sont désormais dotés de systèmes numériques, marquant une étape significative dans la transparence et la traçabilité des échanges.
Cette avancée a été révélée par Zakia Driouich, secrétaire d’État chargée de la Pêche maritime, lors d’une séance de questions à la Chambre des représentants. Elle illustre la volonté du gouvernement de moderniser une activité longtemps dominée par des pratiques traditionnelles, souvent critiquées pour leur manque de transparence et de régulation.
La numérisation des marchés se traduit par l’introduction de systèmes informatisés qui enregistrent et suivent chaque transaction dès la criée jusqu’au point de vente. Cette digitalisation permet aux acheteurs et aux autorités d’accéder à des informations commerciales fiables et en temps réel, contribuant à réduire l’opacité des échanges, à renforcer la régulation des prix et à limiter les pratiques frauduleuses.
Au-delà des marchés, l’administration étend l’usage des technologies à la surveillance en mer. Tous les navires opérant dans les eaux marocaines sont désormais suivis par satellite, ce qui améliore considérablement le contrôle des zones de pêche et la lutte contre la pêche illégale. Un système d’identification par radiofréquence (RFID) permet par ailleurs d’authentifier les embarcations autorisées, créant un maillage numérique inédit autour de la flotte nationale.














