Microsoft a annoncé le 13 mai 2025 le licenciement de près de 6 000 employés, soit environ 3 % de sa main-d’œuvre mondiale, dans le cadre d’une restructuration majeure visant à rationaliser ses opérations et à renforcer ses investissements dans l’intelligence artificielle (IA) .
Malgré des résultats financiers solides, avec un revenu trimestriel de 70,1 milliards de dollars et un bénéfice net de 25,8 milliards de dollars, Microsoft poursuit une stratégie de transformation organisationnelle pour s’adapter à un marché technologique en constante évolution . La société prévoit d’investir jusqu’à 80 milliards de dollars au cours de l’exercice 2025 dans des initiatives liées à l’IA, notamment l’expansion de ses centres de données pour soutenir des services tels que Copilot et Azure AI .
Les licenciements touchent divers départements et niveaux hiérarchiques, avec une attention particulière portée à la réduction des couches de gestion pour améliorer l’efficacité opérationnelle . Cette approche vise à augmenter le nombre de collaborateurs par manager, en mettant l’accent sur les talents techniques et les ingénieurs .
En Afrique, Microsoft maintient une présence significative avec des bureaux en Afrique du Sud, au Kenya et au Nigeria. Cependant, en 2024, la société a confirmé la fermeture de son Centre de développement africain (ADC) à Lagos, au Nigeria, entraînant le licenciement de la majorité de l’équipe d’ingénierie . Bien que le bureau nigérian reste opérationnel, cette décision reflète un recentrage des investissements de Microsoft dans la région, notamment vers le Kenya, où la société a annoncé un investissement d’un milliard de dollars dans des centres de données géothermiques.
Parmi les employés licenciés figure Gabriela de Queiroz, directrice de l’IA pour les startups chez Microsoft, dont le départ a suscité des interrogations sur la sécurité des postes même dans les domaines stratégiques comme l’IA . Malgré ces réductions d’effectifs, les actions de Microsoft ont augmenté de près de 16 % au cours du dernier mois, indiquant la confiance des investisseurs dans la direction stratégique de l’entreprise.














