Le 11 novembre 2025, lors d’une visite conjointe au Tchad, l’Organisation des Nations Unies a réaffirmé son ambition d’étendre massivement l’accès à Internet pour les réfugiés et les communautés qui les accueillent. À travers l’initiative Connectivity for Refugees (CfR), l’ONU cherche à réunir 220 millions de dollars — dont 20 millions en soutien de base et 200 millions en investissements directs — pour garantir une connectivité essentielle dans les zones les plus vulnérables du continent d’ici 2030.
Lancée en 2023, CfR est bien plus qu’un simple programme technologique. Il s’agit d’une réponse humanitaire à un besoin croissant de connexion numérique dans les camps et les régions d’accueil de déplacés. L’objectif est clair : permettre à 20 millions de personnes, souvent privées d’infrastructure de base, d’accéder à des services numériques vitaux comme l’éducation à distance, les soins de santé en ligne, ou encore les services financiers via mobile. L’initiative est portée par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et l’Union internationale des télécommunications (UIT), avec l’appui de partenaires publics et privés.
Le Tchad, qui accueille actuellement 1,5 million de réfugiés – pour la plupart fuyant le conflit au Soudan voisin – est devenu un terrain d’expérimentation majeur. Lors de leur visite, les responsables de l’UIT et du HCR ont souligné combien l’accès à Internet transforme déjà la vie des réfugiés et des populations locales. Des jeunes accèdent à des cours en ligne, des femmes peuvent lancer des activités économiques grâce au mobile banking, et les soins à distance deviennent une réalité dans des zones autrement isolées.
Doreen Bogdan-Martin, secrétaire générale de l’UIT, a déclaré que la connectivité redonne dignité et espoir à ceux qui ont tout perdu. Son homologue du HCR, Kelly T. Clements, a rappelé que l’ambition est grande, mais que les premiers résultats sont déjà visibles. Ils appellent désormais les gouvernements, les opérateurs télécoms, les investisseurs et les ONG à unir leurs efforts pour franchir cette étape essentielle de la transformation numérique inclusive de l’Afrique.














