Face à la montée des cybermenaces en Afrique, le groupe Orange a décidé de passer à l’offensive. Sa branche spécialisée, Orange Cyberdefense, a officialisé un partenariat stratégique avec la start-up française Qevlar AI, avec pour ambition de renforcer la protection numérique de ses marchés, notamment sur le continent africain.
Ce rapprochement vise à intégrer l’intelligence artificielle de Qevlar dans les systèmes de détection des menaces d’Orange. Grâce à cette technologie, combinée à la gigantesque base de données de renseignement sur les cyberattaques d’Orange, les détections pourront se faire plus vite, avec une précision accrue. Il s’agit d’un changement de paradigme : passer d’une cybersécurité essentiellement réactive à une logique préventive, capable de repérer les menaces avant qu’elles ne causent des dommages.
L’Afrique est au cœur de cette stratégie. Orange, qui compte plus de 290 millions d’abonnés dans 18 pays du continent, place la sécurité numérique au centre de sa vision. Dans des pays comme la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Cameroun ou encore l’Égypte, où la digitalisation progresse rapidement, la résilience face aux cyberattaques devient une priorité nationale.
Le partenariat avec Qevlar permettra également de soulager les équipes d’analystes. L’intelligence artificielle traitera automatiquement les incidents de faible criticité, laissant aux experts humains le soin de gérer les attaques complexes ou stratégiques. Ce modèle hybride, combinant puissance de calcul et expertise humaine, devrait améliorer considérablement la réactivité et la fiabilité des systèmes.
Déjà actif dans plus de 160 pays, Orange Cyberdefense protège plus de 50 000 entreprises à travers le monde. Avec l’intégration de l’IA de Qevlar, le groupe espère repousser encore plus loin les limites de la cybersécurité, et faire de l’Afrique un exemple de défense numérique de nouvelle génération.














