Le 25 mai 2025, l’Entreprise publique économique Proxylan SPA, filiale du Centre de recherche sur l’information scientifique et technique (CERIST), a signé un protocole d’accord avec l’entreprise russe Positive Technologies, spécialisée dans les solutions de cybersécurité. Ce partenariat vise à renforcer les capacités algériennes en matière de protection des systèmes d’information, alors que le pays intensifie ses efforts de numérisation dans les secteurs public et privé.
L’accord prévoit la mise en place de projets conjoints axés sur la recherche, la conception de solutions de cybersécurité adaptées au contexte algérien, ainsi que le déploiement de programmes de formation destinés à renforcer les compétences locales. La coopération pourrait également s’étendre à d’autres domaines technologiques, tels que les villes intelligentes, les systèmes gouvernementaux électroniques et les services numériques critiques, notamment bancaires.
Ce partenariat s’inscrit dans le prolongement de l’accord stratégique signé en 2023 entre les présidents Abdelmadjid Tebboune (Algérie) et Vladimir Poutine (Russie), visant à intensifier les relations bilatérales dans les secteurs d’avenir.
Face à une recrudescence des cyberattaques, avec plus de 70 millions d’attaques recensées, l’Algérie cherche à se doter d’une infrastructure numérique souveraine, capable de soutenir sa transformation numérique en cours. La cybersécurité devient ainsi un pilier stratégique pour le pays.
Du côté russe, Positive Technologies est considérée comme un leader du secteur. Fondée en 2002 et cotée à la Bourse de Moscou, l’entreprise compte parmi ses clients des entités sensibles en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Le partenariat avec l’Algérie pourrait permettre à Positive Technologies d’étendre sa présence en Afrique du Nord, tout en répondant à une demande croissante pour des solutions de cybersécurité adaptées aux contextes nationaux.
Ce rapprochement stratégique entre l’Algérie et la Russie dans le domaine de la cybersécurité illustre une volonté commune de renforcer la souveraineté numérique et de développer des infrastructures résilientes face aux menaces cybernétiques croissantes.














