Un rapport publié ce lundi tire la sonnette d’alarme : malgré ses richesses en minerais stratégiques, la République Démocratique du Congo risque de rater le train de l’Intelligence Artificielle faute d’électricité fiable.
Pas de Data Centers sans mégawatts
L’étude « 2026, l’année du choix » met en lumière une réalité technique incontournable : l’hébergement de données et le calcul pour l’IA sont extrêmement énergivores. Avec un taux d’électrification encore faible et un réseau instable, Kinshasa peine à attirer les investisseurs pour la construction de Data Centers hyperscale, pourtant indispensables à la souveraineté numérique.
Le risque de la « colonisation numérique »
Si l’infrastructure locale ne suit pas, la RDC se verra contrainte d’exporter ses données brutes pour qu’elles soient traitées à l’étranger, avant de racheter les services d’IA à prix fort. Le rapport préconise une priorisation absolue des projets hydroélectriques et solaires dédiés aux zones technologiques, sous peine de voir le pays cantonné à son rôle de fournisseur de coltan et de cobalt pour les puces du reste du monde.














