La Tunisie fait un pas décisif vers la digitalisation fiscale. Le gouvernement vient d’obliger les établissements de restauration à adopter une facturation électronique. Cette mesure, publiée au Journal officiel le 14 octobre, concerne les lieux de consommation sur place.
L’objectif est clair : renforcer la transparence fiscale, réduire l’évasion, et aligner les recettes de l’État sur l’activité réelle du secteur. En numérisant les transactions, les autorités veulent garantir que chaque repas vendu soit comptabilisé.
Les établissements concernés devront enregistrer toutes leurs opérations via des factures électroniques. Cela couvre les ventes, les prestations de service et tout flux monétaire lié à l’activité de restauration. Le système exigera que chaque transaction soit tracée de manière numérique, sécurisée et horodatée.
Cette réforme s’inscrit dans un plan plus vaste de modernisation de l’administration fiscale tunisienne. Le gouvernement souhaite bâtir un système fiscal fondé sur les revenus véritables de chaque opérateur, et non sur des estimations ou forfaits grossiers. L’équité fiscale est ainsi placée au cœur du dispositif.
Les restaurateurs devront se conformer à cette nouvelle règle sous peine de sanctions. Il est prévu qu’ils adoptent des logiciels agréés pour émettre des factures numériques. Le ministère des Finances assurera le contrôle, la supervision et l’accompagnement technique.
Pour le consommateur, cette mesure pourrait aussi se traduire par plus de sécurité et de fiabilité dans les transactions. Les clients pourraient demander des reçus numériques voire vérifier l’authenticité des factures.
À terme, cette réforme pourrait générer des recettes fiscales plus justes et permettre une meilleure régulation du secteur de la restauration. Le défi reste de taille : convaincre les professionnels d’adopter les outils informatiques requis, surtout dans les zones rurales ou les petites structures.














