Le déploiement de la 5G en Afrique du Nord (Tunisie, Égypte, Maroc, Algérie) met en lumière un phénomène de « gap des premiers adoptants ». Les pays qui ont alloué des fréquences dédiées dans la bande moyenne des 3,5 GHz (Algérie, Maroc, Tunisie) ont enregistré des bonds spectaculaires en matière de vitesse de téléchargement dès leur lancement. À l’inverse, l’Égypte, qui s’est initialement appuyée sur son spectre 4G existant (2,6 GHz), affiche des gains de performance beaucoup plus modestes. Cependant, l’étude montre que la vitesse ne fait pas tout : des marchés plus matures comme la Tunisie voient déjà leurs débits se stabiliser face à l’afflux d’utilisateurs, tandis que l’Algérie affiche des pics de vitesse impressionnants mais souffre d’un manque de cohérence sur l’ensemble de son réseau.
L’Algérie lance un appel d’offres géant pour désenclaver 3 000 localités isolées
L'Autorité de régulation de la poste et des communications électroniques (ARPCE) passe à l'offensive pour universaliser l'accès au réseau sur le territoire algérien. Le régulateur a ouvert une mise en concurrence d'envergure visant à étendre la couverture mobile et l'accès à Internet dans 3 000 zones à faible densité démographique. Encadré par la loi régissant le secteur des télécoms, ce projet étatique a pour objectif de gommer les disparités régionales de connectivité. En déployant ces infrastructures dans des territoires jusqu'ici...














