L’Afrique tient son nouveau champion de la technologie de défense. La startup nigériane Terra Industries, fondée en 2024 par Nathan Nwachuku et Maxwell Maduka, vient d’annoncer une levée de fonds complémentaire de 18 millions de dollars. Ce tour de table clôture ainsi la plus importante levée en amorçage (Seed) de l’histoire du secteur sur le continent, portée à un total impressionnant de 52 millions de dollars. L’opération a séduit de nouveaux investisseurs comme Norleo Space Investments et l’investisseur providentiel Grant Gordon, aux côtés des fonds historiques tels que 8VC, Silent Ventures et SV Angel.
Créée pour concevoir des systèmes de sécurité autonomes adaptés aux réalités du Sud global, la jeune pousse s’appuie sur sa plateforme logicielle propriétaire, ArtemisOS. Celle-ci permet d’orchestrer en temps réel des drones d’interception, des véhicules terrestres sans pilote et des tours de surveillance pour protéger des infrastructures critiques telles que des mines ou des centrales électriques. Selon la direction, les technologies de Terra sécurisent déjà près de 11 milliards de dollars d’actifs stratégiques à travers plusieurs pays africains.
Grâce à cet afflux de capitaux, Terra Industries va ouvrir son tout premier bureau international à Londres pour se rapprocher des cercles décisionnels mondiaux et recruter des talents de pointe en IA. Mais le cœur de sa production industrielle reste ancré en Afrique. Outre son usine Pax-1 (15 000 pieds carrés) déjà opérationnelle à Abuja, le groupe prépare l’ouverture au quatrième trimestre 2026 de son usine Pax-2 au Ghana (34 000 pieds carrés). Présenté comme le futur plus grand site d’assemblage de drones du continent, ce complexe vise une capacité de production annuelle de 50 000 unités d’ici 2028.














