Les pays africains ont fait leurs les objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies. Cependant, ils ne reçoivent pas suffisamment d’investissements pour aider le monde à les atteindre. C’est ce que révèle une récente étude de Standard Chartered. De juillet à août, la multinationale britannique a mené son enquête auprès de 300 sociétés d’investissement. Elles totalisent plus de 50 000 milliards d’actifs sous gestion.
Trois découvertes majeures ressortent de l’étude :
- Seulement 3 % de ces actifs sont investis en Afrique ;
- Le manque d’investissement dans les marchés émergents réduits les chances d’atteindre les ODD ;
- 93 % des enquêtés qui investissent déjà en Afrique prévoient d’augmenter leurs investissements à l’avenir.
Même si le dernier paramètre évoqué présente des perspectives intéressantes, elles sont bien trop faibles pour faire oublier le reste. Standard Chartered a fait savoir que les entreprises interrogées ont, dans leur majorité, peu d’intérêt pour les ODD. De plus, nombreuses sont celles qui trouvent que le risque est trop grand en Afrique et les retours éventuels trop faibles. Une assertion que réfute Sunil Kaushal, PDG régional, Afrique et Moyen-Orient, de Standard Chartered.
« Il est évident que les investisseurs doivent élargir leur champ d’action au-delà des marchés développés. L’Afrique, et les marchés émergents en général, offrent aux investisseurs une opportunité unique : des rendements élevés combinés à la possibilité d’avoir un impact positif significatif à long terme », a-t-il déclaré. Les sociétés d’investissement qui prévoient de faire plus en Afrique lui donne raison.














