La transition écologique s’accélère dans le secteur industriel ivoirien. Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) vient d’approuver un prêt stratégique de 200 millions d’euros en faveur de la Société ivoirienne de raffinage (SIR) pour financer son ambitieux projet baptisé « Clean Air ».
Le projet « Clean Air » en bref :
L’infrastructure : Il s’agit de concevoir et de construire un complexe d’hydrodésulfuration du gazole. L’objectif est de produire des carburants à très faible teneur en soufre, alignés sur les standards internationaux les plus stricts en matière de respect de l’environnement.
Un investissement colossal : Le coût total de cette transformation est estimé à 833 millions d’euros. En tant qu’arrangeur chef de file, la BAD joue un rôle moteur pour structurer le financement avec d’autres partenaires. La mise en service de ce nouveau complexe est attendue pour 2029.
L’impact socio-économique : Le chantier mobilisera plus de 1 140 travailleurs. À terme, l’exploitation nécessitera 82 nouveaux postes qualifiés, tout en pérennisant environ 900 emplois déjà existants au sein de la SIR (une institution créée en 1962).
Un enjeu de souveraineté régionale Pour Kevin Kariuki, vice-président de la BAD chargé de la Croissance verte, ce projet est le mariage parfait entre « modernisation industrielle et action climatique ». Mais l’enjeu dépasse les frontières ivoiriennes. En modernisant son outil de production face au durcissement des normes mondiales, la SIR préserve sa compétitivité et sécurise l’approvisionnement en produits pétroliers raffinés de toute la sous-région, notamment pour les pays enclavés très dépendants comme le Mali et le Burkina Faso.














