Starlink, le service Internet par satellite développé par SpaceX, continue d’étendre sa présence en Afrique, offrant des solutions de connectivité dans des régions souvent mal desservies par les infrastructures traditionnelles. En 2024, le service était disponible dans plusieurs pays africains, notamment le Nigeria, le Kenya, le Mozambique, le Rwanda, le Malawi et la Zambie.
Au Bénin, par exemple, Starlink propose un abonnement mensuel à 30 000 FCFA (environ 48,66 $), avec des frais initiaux pour le matériel de 400 000 FCFA (environ 650 $) et des frais d’expédition de 15 000 FCFA.
Au Cameroun, les tarifs pour les particuliers débutent à 40 €/mois, soit environ 26 500 FCFA.
Au Sénégal, Starlink a confirmé son lancement en 2025, avec l’ambition de réduire la fracture numérique, notamment dans les zones rurales.
Cependant, l’arrivée de Starlink en Afrique suscite des débats. Des opérateurs locaux, comme Safaricom au Kenya, ont exprimé des préoccupations, suggérant que les fournisseurs de services par satellite devraient collaborer avec les réseaux mobiles locaux pour assurer des investissements et une conformité aux réglementations nationales.
De plus, certains pays ont rencontré des défis réglementaires. Au Cameroun, par exemple, des équipements Starlink ont été saisis en raison de l’absence de licence appropriée.
Malgré ces défis, l’expansion de Starlink offre une opportunité significative pour améliorer l’accès à Internet en Afrique, en particulier dans les zones reculées. La concurrence accrue pourrait également inciter les fournisseurs locaux à améliorer leurs services et à proposer des tarifs plus compétitifs, bénéficiant ainsi aux consommateurs africains.













