Après s’être étendu à 37 pays d’Afrique en 2020, le service de streaming établit une influence, des abonnés et une plus grande portée mondiale pour les artistes locaux. C’est la remarque faite par le magazine Billboard qui a dédié un article à la question. L’auteur a examiné chacun des leviers stratégiques employés par le géant américain sur le continent.
Le premier est l’Africa Rising Program d’Apple Music. Lancé en juillet dernier, il a permis de rendre célèbre Tem, une chanteuse nigériane qui a réussi l’exploit de battre Burna Boy dans les charts nigérians d’Apple Music. Elle illustre tout l’intérêt des fonds investis par l’entreprise. La jeune superstar est plus écoutée hors de son pays, notamment en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, au Ghana, au Canada et en France.
Concernant l’internationalisation, Billboard a cité Karl Anderson, responsable de la musique chez Apple Music en Afrique :
« La stratégie consiste essentiellement à essayer de nous assurer que nous représentons le plus de pays possible. Il s’agit de proposer une expérience éditoriale hyper-locale à nos abonnés sur le continent. Nous avons des listes de lecture couvrant tous les genres, toutes les régions et tous les pays possibles, nous avons recruté certains des meilleurs créatifs africains – designers, photographes – pour nous assurer que les œuvres d’art que nous proposons sont authentiques dans ces pays ou genres particuliers », a-t-il déclaré. Passé de 12 à 37 pays en seulement une année, Apple Music a ainsi vu son influence nettement augmentée.
Apple Music s’est aussi attelé a noué des accords de partenariat afin de surmonter les challenges liés à l’infrastructure de paiement. La compagnie de streaming s’est associé à des opérateurs télécoms, de grands magasins ou encore des fournisseurs de service. Cela lui a permis d’ôter une importante barrière et de rendre son business model viable en Afrique.














