Le nombre de connexions mobiles 5G devrait atteindre 3,4 milliards d’ici à la fin de 2026, selon les dernières projections de GSMA Intelligence. Il ne s’agit pas de 3,4 milliards d’utilisateurs, mais de cartes SIM ou de terminaux connectés à un réseau 5G. Cette progression confirme que la cinquième génération de réseaux mobiles devient progressivement la nouvelle norme dans de nombreuses régions du monde, portée par la généralisation des smartphones compatibles et l’accélération des déploiements commerciaux.
Cette dynamique reste toutefois contrastée en Afrique. Si plusieurs pays, comme l’Afrique du Sud, le Nigeria, le Kenya, le Maroc ou encore l’Égypte, ont déjà lancé des services 5G, le continent demeure largement dominé par la 4G. Les investissements élevés nécessaires au déploiement des infrastructures, le coût des terminaux compatibles et les priorités encore centrées sur l’extension de la couverture 4G expliquent cette adoption plus progressive.
Au-delà des performances offertes aux utilisateurs, la 5G constitue surtout une infrastructure stratégique pour les économies numériques de demain. Grâce à des débits plus élevés, une latence réduite et une meilleure capacité à connecter simultanément des millions d’appareils, elle ouvre la voie au développement de nouveaux usages industriels, des villes intelligentes, des véhicules connectés ou encore de l’intelligence artificielle en temps réel. Pour les pays africains, l’enjeu ne sera donc pas seulement d’adopter la 5G, mais de créer les conditions permettant d’en exploiter pleinement le potentiel économique.













