Le marché africain de la ClimateTech a atteint 6,35 milliards de dollars de financements cumulés, confirmant la montée en puissance des technologies dédiées à la lutte contre le changement climatique sur le continent. Mais derrière cette progression se cache une réalité plus contrastée : l’immense majorité des investissements continue de se concentrer entre une poignée de pays et d’entreprises, laissant une grande partie de l’Afrique encore en marge de cette dynamique.
Selon le rapport de Briter Bridges, plus de 80 % des financements ont été captés par seulement quatre pays : le Kenya, l’Afrique du Sud, le Nigeria et l’Égypte. Cette concentration s’explique par la maturité de leurs écosystèmes entrepreneuriaux, la présence de fonds d’investissement spécialisés et des cadres réglementaires plus favorables à l’innovation. Les secteurs les plus financés restent les énergies propres, la mobilité durable, l’agriculture intelligente face au climat et les services financiers favorisant l’accès aux solutions climatiques.
Le rapport souligne également une forte concentration au niveau des entreprises. Une poignée de start-up, déjà bien établies, attire une part importante des capitaux disponibles, tandis que les jeunes pousses et les écosystèmes émergents peinent encore à accéder au financement. Cette situation risque de creuser les écarts entre les pays déjà attractifs et ceux qui disposent pourtant d’importants besoins en matière d’adaptation climatique.












